Cap Quito!
De Ushuaia a Quito, sept mois de voyage le long de la cordillere des Andes à la rencontre des habitants qui peuplent ces régions magnifiques.

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Photos Equateur

Voici quelques photos de l´Equateur!


http://picasaweb.google.com/lesclems.nicot/Equateur?authkey=Gv1sRgCLPopNywk_bu4AE#



Publié à 02:35 , le 25/07/2010, dans Photos, Quito
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Juste un petit mot pour vous dire que nous sommes arrivés à Quito!

Que d´émotion d´arriver ici après plus de 6 mois de voyage! Dans une semaine nous sommes de retour en France. D´ici là nous en profitons au maximum et avons la chance d´être hébergés dans une famille équatorienne!

 

Nous mettrons un article sur l´Equateur après notre retour en France!

 

Bonnes vacances à tous et à très bientôt!

 

Les Clems



Publié à 01:17 , le 25/07/2010, dans 9. Equateur,
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Nouvelles photos du Pérou!!!

Voilà quelques photos pour illustrer l´article ci-dessous!

 

Sur le Pérou en géneral :

http://picasaweb.google.com/lesclems.nicot/PerouArequipaCuscoEtLima#

 

Sur notre marche jusqu´au ruines Incas de Choquequirau :

http://picasaweb.google.com/lesclems.nicot/Choquequirau#

 

Sur le festival Campesinos :

http://picasaweb.google.com/lesclems.nicot/FestivalCampesinos?authkey=Gv1sRgCPS29bD4z_H_gAE#

 

Et en rappel, les 15 jours avec Grégoire et Florence :

http://picasaweb.google.com/lesclems.nicot/CuscoMachuPicchuEtLacTiticacaAvecGregoireEtFlorence?authkey=Gv1sRgCNqegoq-hZ7cUA#



Publié à 10:24 , le 17/07/2010, dans Photos, Latacunga
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Pérou!

Nous voilà  depuis 15 jours en Equateur, le dernier pays que nous traversons avant notre retour en France le 31 juillet! La perspective de retrouver familles, amis et un rythme un tantinet plus régulier nous réjouit beaucoup, mais l´ambivalence est bien là car quitter ce beau continent et la richesse de cette vie de nomade ne va pas être facile non plus...

 

En attendant, et en nous laissant porter par le temps qui passe de toute facon, voilà quelques mots et commentaires sur nos deux séjours péruviens : 15 jours en avril puis la totalité du mois de juin.

 

C´est par la magnifique ville coloniale de Cusco que tout à commencé, en avril, alors que nous attendions Grégoire et Florence coincés à Paris par le nuage de poussière volcanique.

 

Cusco est situé à 3 400 m d´altitude, c´est la " Rome des Incas". Selon la légende, lorsque les Incas sont sortis du Lac Titicaca, ils installèrent leur capitale dans cette belle vallée. Ce fut ensuite la principale cible espagnole pour anéantir cette culture. Ville chargée d´histoire, où les constructions espagnoles se superposent aux fondations des temples Incas, où l´art est un savant mélange des codes alors en vogue en Europe mais agrémenté des influences indiennes, où la notion de syncrétisme religieux prend tout son sens! Nous avons été charmé par cette ville et ceux que nous y avons rencontrés.

 

L´église de la Compaña de Jesus

 

 

En avril, nous étions installés à la Casa Campesina, une auberge de jeunesse tenue par une association de défense des communautés indigènes. Communautés qui vivent loin des villes et dont les droits en matière d´accès aux soins et à l´éducation, en principe identiques aux autres péruviens, ne sont pas toujours respectés. Les revenus de la Casa participent aux financements de l´association. 28 communautés sont en lien avec la Casa et leurs membres sont accueillis gratuitement à Cusco lorsqu´ils doivent venir pour des questions de papiers, de travail, de santé etc. Mais la Casa les incite aussi à réflechir à leurs conditions d´indigènes : introduction du progrès dans les campos (campagnes), mais quel progrès? égalités hommes femmes, la violence, sentiment d´infériorité... Bref, les activités sont multiples et leurs actions très interessantes!

 

Pour ceux qui veulent en savoir plus (seulement en espagnol...) :

 

www.cbc.org.pe/

 

Nous y avons rencontré César le réceptionniste, Carmen la dame d´entretien, Henri qui sert le p´tit déj, Micheline, québécoise, qui est là en coopération pour un an et qui s´occupe d´accompagner les defensoras (volontaires dans les communautés indigènes chargées de lutter contre les violences faites aux femmes et aux enfants), Elsa, francaise, qui termine son master 2 en coopération internationnale, Claudia qui est le lien entre les communautés et l´association, et le Padre Christian qui donne des cours d´initiation à internet. Ces rencontres avec les uns et les autres nous ont vraiment introduit à la diversité culturelle de Cusco, qui est passionnante.

 

 

Avec Grégoire et Florence

 

 

Comme nous l´avons déjà écrit, ce furent 10 jours merveilleux de retrouvailles agrémentés de belles découvertes. Cusco, le Machu Picchu et la Vallée sacrée des Incas puis, au sud est, Puno et une partie du lac Titicaca.

 

Le Machu Picchu est une forteresse inca installée dans un site haut perché superbe, qui a gardé une grande partie de son mystère car on ne sait réellement à quelles fins il a été construit. Les fortes pluies qui l´ont endommagées cet hiver ne sont aujourd´hui plus qu´un lointain souvenir (contrairement aux villages de la vallée où les habitants vivent encore dans des campements d´urgence...), et de nouveaux, les visiteurs se pressent sur le site, qui recoit 450 000 visiteurs par an, ce qui d´ailleurs le met en péril (trop de personnes sur un lieu trop petit). Certes, c´est une arnaque touristique impressionnante (plus de 120euros par personne la journée car une seule compagnie de transport détient le monopole pour s´y rendre : c´est la ligne de train la plus chère au monde au km!!!), mais la découverte est vraiment un moment magique : les brumes du petit matin qui se lèvent progressivement, le site naturel grandiose, la promenade sur les terasses, l´ascenssion du Wayna picchu et nous n´avons pas eu trop de monde bref c´était pour nous une très belle journée! On a eu de la chance de pouvoir y aller, et en plus bien accompagnés!

 

 

Le Machu Picchu dans la brume

 

 

Les quelques jours sur le lac Titicaca furent de même très intéressants. Différentes îles sont facilement accessibles depuis la côte, notamment celle d´Amantani où nous avons passé une nuit, mais aussi celles de Uros, les îles flottantes faites sur des roseaux. Si la technique de fabriquation de ces îles est êtonnante, elles sont aujourd´hui vraiment uniquement tournées vers le tourisme ce qui malheureusement empêche toute trace d´authenticité lors de la ballade... Nous retiendrons plutôt les bons moments passés sur l´île d´Amantani ainsi que le coucher de soleil sur le lac!

 

 

Coucher de soleil sur le lac Titicaca

 

 

Voilà deux moments forts de ces 10jours, on ne peut pas tout détailler autant que l´on aimerait car cela prendrait des lignes et des lignes, mais le séjour de  Grég et Flo nous a bien ressourcé! Ils sont repartis début mai, ce qui a été pour nous un peu difficile : il a fallut trouver ensuite les moyens de se ¨relancer¨ dans notre voyage. Nous nous étions en effet bien habitué à ce rythme à 4!

 

Et depuis, pour leur plus grand bonheur, le notre et celui de toute la famille, nous avons appris que les nausées de Florence n´étaient pas dues au mal de l´altitude ni à une intox alimentaire... mais à un début de grossesse! Le bébé est prévu pour mi-janvier!

 

 

Après un petit mois de mai passé en Bolivie, nous voilà de retour au Pérou, via Puno. Nous sommes ensuite repartis rapidement  pour Arequipa, au sud du Pérou.

 


Arequipa

  

C´est la deuxième ville du Pérou qui n´a rien à voir avec Lima! Plus petite, avec seulement 870 000 habitants, elle est plus agréable et conservatrice. Avec Cusco, c´est une des rares villes propres du Pérou : balayée tous les jours pour les touristes. En effet, ils sont nombreux, notament pour venir découvrir le Monasterio Santa Catalina, unique au monde. Ville dans la ville, il était bon ton pour les héritières des grandes familles espagnoles d´y entrer comme religieuses mais elles devaient y apporter une dot considérable! Ensuite, elle pouvait y vivre dans leur propre maisonnette, avec des servantes et vivaient comme dans le grand monde, se recevant entre elles car personne ne pouvait y entrer ni elles en sortir!  Tout ce luxe n´est bien sûr plus d´actualité, mais l´on peut se promener dans le couvent et  y découvrir l´ancien cadre de vie des ces religieuses, c´est passionnant!

 

Nous sommes finalement restés 10 jours dans cette jolie ville et avons fait des rencontres toutes plus intéressantes les unes que les autres :

 

- Marguerite : psychomotricienne francaise qui travaille dans une association d´équithérapie (thérapie par le cheval). Voici le site, allez y faire un tour car le travail de Marguerite et de ses collègues est remarquable et mérite d´être connu!

 

http://arequipa2003.org/

 

Marguerite nous a parlé de la particularité de travailler avec des péruviens, auprès de familles avec un enfant handicapé ou malade. Nous avons passé de très bon mais trop courts moments avec elle et nous espèrons pouvoir la revoir bientôt!

 

 

 

- Zaïra : guide francophone du couvent Santa Catalina, avec qui nous avons sympatisé et beaucoup discuté. Elle a vécu en France et a donc du recul lorsqu´elle parle de son pays... pour lequel elle n´est pas très optimiste. Elle déplore le machisme des hommes, la fainéantise des travailleurs, l´opacité du gouvernement gravement corrompu, l´alcoolisme chronique de beaucoup d´hommes et femmes, qui maintient le pays dans un état de nonchalence... Bref, pas très positive, mais d´une sincérité étonnante et qui nous a appris pas mal de choses sur ce pays.

 

- Malena, Meri et Roje : Ils font partis de la communauté catholique des Serviteurs de l´Evangile de la Miséricorde de Dieu. Nous avions déjà eu l´occasion de rencontrer des membres à Buenos Aires. Avec eux, nous avons longuement discuté de la vie de Foi des péruviens. Pour résumer, les péruviens sont nombreux à la messe, mais leur Foi semble très superficielle. Certains sont vraiment engagés mais beaucoup pratiquent par tradition sans se poser de questions. Comme dans les autres pays, la première évangélisation s´est faite rapidement et ne s´est pas ancrée. Les Evêques d´Amérique du sud  ont lancé recemment une nouvelle Evangélisation du continent ayant pour but de mieux expliquer la Religion catholique.

 

- Le Padre Alain : Prêtre français qui a fondé il y a 18 ans la Casa Hogar de Niño Jesus, une maison d´accueil pour les garçons des rues.  Ils sont une trentaine entre 5 et 25 ans, et l´ambiance nous a vraiment surprise! Le Padre nous a donné l´impression d´être le père de ces garçons et son autorité est vraiment respectée : la télé est éteinte par les plus grands à 21h30 même si le Padre est déjà couché et que Robocop est en train de tuer le méchant!!! Même nous on aurait bien aimé voir la fin!! Des volontaires viennent régulièrement, comme Geneviève, une jeune québécoise présente pour un an. Nous avons donné un petit coup de main pour les tâches quotidiennes. Cela faisait longtemps que nous n´avions pas fait de ménage ou de repassage! Les échanges avec le Padre et Geneviève étaient très aussi très riches!

 

Le Padre Alain dans la camionette

 

L´objectif de cette association est d´offrir un toit, de quoi manger et la possibilité d´aller à l´école à ces enfants.  L´ambiance y est de plus chaleureuse et les petits comme les plus grands y sont vraiment bien! Mais comme de nombreuses associations, l´argent ne pousse pas dans leur potager alors si vous voulez les aider, vous trouverez plus d´infos sur le site internet suivant! Ils aimeraient par exemple changer les deux voitures qui ont chacunes plus de 20 ans et qui tombent en panne régulierement.

 

http://www.casahogarninojesus.org/index_f.htm

 

 

 

 

 

 

 

Retour à Cusco

 

Après un bref passage à la Casa Campesina, où nous avons été accueillis par les uns et les autres comme si nous étions rentrés à la maison, nous sommes repartis marcher avec Nolwen et Robert, couple de francais rencontrés par hasard dans un cyber café.

Dans leur van, nous sommes allés jusqu´au petit village de Chaunaca, d´où part le chemin pour Choquequirau. Nous trouvons sans peine un muletier pour le lendemain et campons sur la place du village. César arnache ses mules et nous voilà partis pour quatre jours fantastiques à la découverte de ce site Inca accessible uniquement à pied. Beaucoup de dénivelés (4 500m positifs, pareil négatifs), une faune et une flore très riche : orchidées, oiseaux en tout genres et même un condor à moins de 15m, on croit rêver!

 

Joli chemin, non?

 

Le site est difficile d´accès mais quelle merveille, nous rentrons à Cusco épuisés mais enchantés. Nous avons eu en plus la chance de bien nous entendre avec Nolwen et Robert que nous allons revoir avec plaisir à Quito!

 

Avec Nolwen et Robert

 

Nous avons passé ensuite une derniere semaine à Cusco dont voici les moments forts :

 

- Micheline et Luciano nous ont gentillement logé. Micheline, travailleuse sociale à la retraite est une femme  très active qui nous a marqué par son devoument sans limite, Luciano quand à lui est un poête engagé qui lutte contre les injustices. Ce couple québécois/péruvien nous a accueilli comme leurs propres enfants. Nous avons beaucoup discuté avec eux et une semaine nous a semblé bien courte car ce fut vraiment intéressant et sympatique. Dur dur de les quitter!

 

 

 

- Festival campesinos, organisé par la Casa Campesina pour la promotion des cultures des communauté indigènes. Cela se traduit par un concours de danses et d´artisanats. Nous avons pu aider un peu dans l´organisation en distribuant de nombreux repas et en filmant et photographiant afin d´immortaliser le moment! Ce fut pour nous trés instructif et un bon moment de fëte avec nos amis de la Casa!

 

 

 

 

 

- Andahuaylillas, petit village à 40km de Cusco. Nous y avons passé la journée dans la communauté des serviteurs des pauvres pour découvrir leur mission. Ils s´occupent d´une école où viennent plusieurs centaines de jeunes ainsi que d´un orphelinat.

 

- L´Inti Rami, LA fête de Cusco et du Pérou, qui dure tout le mois de juin mais dont l´apothéose est le 24. C´est bien sûr une fete touristique mais la majeure partie des spectateurs sont des péruviens, plusieurs dizaines de milliers de personnes se pressent pour voir la reconstitution de la fête du soleil. En effet, lors du solstice d´hiver, les Incas faisaient toute une procession, des danses et des sacrifices pour  implorer le dieu Soleil de revenir au plus vite!

 

L´armée de l´Inca

 

 Lima

 

En quelques jours,  nous sommes remontés jusqu´à l´Equateur, en redescendant pour la première fois depuis longtemps en dessous des 2000m! Ville immense, (8 milllions d´habitants) grise et pluvieuse!

Nous y avons cependant passé un tres bon moment avec trois jeunes femmes de la communauté des Serviteurs de l´Evangile et de la Miséricorde de Dieu.

 

 

Les plages de Lima, vue sur le quartier des affaires

 

 

 En vrac

  

 

- le foot : quelle chance d´avoir vécu cette coupe du monde en Amérique latine! Comme nous vous l´avons déja dit, ici c´est une religion et les espoirs latinos en ont fait rêver plus d´un! Heureusement l´Espagne, ce cousin pas si lointain les console un peu...

 

- le cuy : LE plat de fëte...c´est du cochon d´inde cuit au four...on a testé une fois, mais sûrement pas une deuxieme!

 

 

 

-  danser : quel plaisir de les voir danser, et se transmettre les danses traditionnelles de génération! Les moments de danses, nombreux, sont les seuls ou ils semblent vraiment s´amuser!

 

-  défiler : toutes les occasions sont bonnes! La veille de l´Inti Rami, le défilé commence à 10h et se termine à 4h du matin!!! Ils sont chacun leurs acteurs et spectateurs, et ne s´en lassent pas!

 

- les DVD pirates : on en trouve des magasins entiers alors que les bus sont sans cesse arrêtés pour des controles de contrebande.... hum!

 

- le pisco sour: délicieux coktail a base de pisco, de blanc d´oeuf, de citron et de sucre! On plaindrait presque Florence qui ne va pas pouvoir en boire pendant quelques mois!

 

Ces quelques lignes sont trop courtes pour vous raconter tout ce que l´on a vécu au Pérou, mais on espère avoir réussi à vous faire aimer ce beau pays!

 

 


 

 



Publié à 01:04 , le 5/07/2010, dans 7. Perou, Cuenca
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 Un petit mot très rapide pour fêter avec vous nos 6 mois sans cigarettes!

Les Clems



Publié à 05:20 , le 24/06/2010, Cusco
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Photos Bolivie

Voici deux nouveaux albums photos sur la Bolivie!

Le Salar d´Uyuni et la région du sud Lipez :

http://picasaweb.google.com/lesclems.nicot/SalarEtSudLipez?authkey=Gv1sRgCISI6_-6yfjV3gE#

Sucre, Potosi et la fin de la Bolivie :

http://picasaweb.google.com/lesclems.nicot/SucrePotosiEtFinBolivie?authkey=Gv1sRgCLWxva_n4Y6L4gE#



Publié à 07:32 , le 14/06/2010, dans Photos, Cusco
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Avec toujours un peu de retard (nous sommes au Pérou depuis 15jours...), voici quelques nouvelles de la Bolivie!

 

 
Si nous avons été déroutés par le tempéremment des boliviens, nous avons cependant été charmés par l´ambiance générale de ce pays, si différent du notre!
 
Pour vous en donner une petite idée, voici quelques paragraphes sur la Bolivie.
 
L´altiplano, la région andine de la Bolivie.
 
C´est l´une des 5 régions de la Bolivie (pays qui fait deux fois la superficie de la France) et qui couvre seulement 14% du territoire! Contrairement à ce que nous imaginions, les vallées et la selva (forêt équatoriale) sont majoritaires. La Bolivie a été privée de son accès à la mer lors de la guerre du Pacifique (1879-1883) avec le Chili, ce qui en fait un des deux seuls pays d´Amérique du Sud (avec le Paraguay) à ne pas avoir de côtes.
Aujourd´hui la Bolivie est classée 93eme pays le plus riche et l´altiplano en est la région la plus pauvre.
Il trône au dessus de 3000m, il y fait plutôt chaud le jour (15º env) et froid la nuit (jusqu´à moins 20º!) et il fait noir à 19h!
 
Notre itinéraire
 
Nous vous avions déjà parlé de notre arrivée  à La Paz, de notre passage à Oruro et du très bon week-end à Huaylamarca... et enfin de nos mésaventures à Uyuni.
 
Nous sommes donc partis ensuite dans la région du sud Lipez et du salar d´Uyuni, splendides mais vraiment hostiles à la nature humaine; temprératures extrêmes, distances énormes, peu de villages, peu de cultures, mais les lamas et les flamands roses s´y sentent bien!
 
 
17 mai 2010
deux ans de mariage,
quatre mois de voyage,
on voit la vie en flamand rose!
(Clémence)
 
 
Lever de soleil dans le Salar d´Uyuni
 
 
Passage par Potosi, à 4090m d´altitude. C´est la ville de plus de 100 000 habitants la plus haute du monde, même Lhassa est battue! Puis quelques jours à Sucre, capitale constitutionnelle qui défilait en fanfare pour son anniversaire : que d´ambiance!
Les centres-villes de ces deux citées coloniales sont magnifiques : balcons en bois, cloîtres, patios, arcades, clochers dans tous les sens, c´est beau et propre. Mais les indiens n´y ont pas vraiment accès et les périphéries, elles, ne cessent de s´agrandir dans des conditions moins hydilliques...
 
 
 
 
Après la visite de ces deux villes, nous avons fait une belle randonnée sur un chemin pavé pré-hyspanique, re-passage par la Paz puis tentative de passer la frontière avec le Pérou par la rive nord du lac Titicaca: si si, es possible! Finalement non (haaaaaa ces boliviens!), donc demi-tour! Mais chouettes moments dans les villages peut touristiques qui bordent le lac, dont la journée d´investiture d´un nouveau maire.
 
Dernière nuit bolivienne à Copacabana, ville à forte résonnance religieuse. La Vierge de Copacabana est connue et vénérée par tous et partout. Elle a été invoquée par un marin au large des côtes du Brésil pour le sauver d´un naufrage, d´où le nom de la célèbre plage! Ici, on baptise même les voitures, c´est dire :-)
 

Boliviens des villes, Boliviens des champs
 
Sur l´altiplano, se repartissent quelques villes : Oruro, La Paz, Potosi... Mais il n´y en a peu face à l´étendue disponible! Dans les campagnes (campos),  différentes communautés indiennes sont installées dans une multitude de petits villages. Dans les campos, on élève des lamas, des des vaches ou des moutons. On travaille la terre à la main pour cultiver du quinoa, du maïs, du blé, des patates et toutes sortes de graines en tout genre, à faire tremper des heures dans la soupe... La vie y est rude, il fait très froid lorsque le soleil se couche mais il n´y a pas de chauffage, encore moins d´eau chaude quand elle est courante, et pas toujours d´électricité.
 
Ces villages sont loin des villes, desservis par des bus en mauvais état, qui parcourent des centaines de kilomètres sur des routes ou pistes de terre en encore plus mauvais état. Bref, dans les campos, on est isolé!
 
Dans ces villages, les professeurs, les médecins et autres corps de métiers sont des gens de la ville, qui quittent leurs familles pour venir dans les campos la semaine et reviennent le week-end. Pour compenser cela, ils sont mieux payés que ceux qui travaillent en ville. Par exemple, un prof en campagne gagne environ 1100 bolivianos par mois (110 euros env), contre 800 bolivianos (80 euros) en ville! Cela donne suite à d´énormes grèves et manifestations. Nous avons passé 25jours en Bolivie et au moins pendant 15 jours il n´y a pas eu d´école.
 
Mais ici, on ne rigole pas avec les manifs. Les boliviens sont extrêmements revendicateurs et violents, il y a réguilèrement des morts suites aux manifestations.
 
 
Les marchés
 
En ville, ils sont plus impressionnants, mais dans les campos aussi c´est un sacré spectacle. Colorés et bien animés, on y trouve de tout. Et de toute facon il y a partout des tas de boutiques, en général le tout est organisé par rue : la rue des coiffeurs, des vendeurs d´outils, des vendeurs de meubles, de fruits, des réparateurs de pots d´échappements... Et des vendeurs ambulants, des petites échopes qui se replient le soir... Les rues sont vraiment animées!
 
 
Les Fêtes
 
Les Boliviens sont de sacrés fétards. Tout est prétexte à défilés, discours, drapeaux, pétards, confetis et Cie. Mais ces fêtes s´accompagnent toujours d´énormes beuveries, on boit de la bière ou de la chicha (alcool à base de mais), les hommes tout comme les femmes (un bébé qui tète dans une main, une bière dans l´autre...). Nous avons eu la chance d´assister à plusieurs fêtes en ville ou dans les villages. Celles-ci sont assez gaies et colorées, jusqu´à ce que l´un d´eux reconnaisse que s´ils boivent autant, c´est pour oublier la vie et enfin s´amuser...
 
Investiture du nouveau maire de Puerto Accosta
 
Les Mines
 
Oui, encore les mines!! C´est vrai que l´on vous en parle beaucoup, mais il faut dire qu´elles sont nombreuses sur le continent! De plus, les mineurs sont souvent actifs pour défendre leurs droits, et leurs comportements en dit long sur l´interêt que leurs portent les propriétaires (public ou privé).
 
Nous avons eu la chance de visiter la mine d´argent de Potosi, qui est encore en activité. Cette ville s´est développée autour de cette mine incroyable qu´est la montagne appelée le Cerro Rico (la coline riche). L´argent qui a été sorti du Cerro Rico au temps de la colonie a enrichie l´Europe alors que des milliers d´indiens y travaillaient et y mourraient. Potosi a même été la ville la plus importante d´Amérique latine et une des plus riche du monde avec plus d´habitants que Paris à l´époque!
 
Aujourd´hui, il n´y a plus d´argent pur facile d´accès, ce qui a ammené l´Etat à se désangager. Ceux qui veulent y travailler sont organisés en coopérative. Leurs conditions de travail restent extrêmes : ils font sauter à la dynamite (qu´ils doivent acheter eux mêmes) la roche qu´ils font remonter dans d´immenses boyaux jusqu´à la sortie, où les femmes (qui n´ont pas le droit de travailler à l´intérieur), trient encore et encore. Ils ne mangent que des feuilles de coca, qu´ils machouillent toute la journée. Leur espèrance de vie est bien sûr faible, et de nombreux accidents, parfois mortels, sont denombrés.
 
 
Pas de moteur pour déplacer ces chariots de 800kg
 
 
Ils font des offrandes de cigarettes et de feuilles de coca quasi quotidiennes au Tío, le dieu des mineurs, afin non seulement d´être protégés mais surtout de trouver un bon filon. Le problème est qu´ils boivent tant lors de ces offrandes que, soûlent, ils se font parfois exploser au visage leurs dynamites...
 
 
Le Tío
 
Moment très instructif mais qui fait froid dans le dos : ce n´est pas un musé... La terre tremble alors que saute la dynamite, les gamins de 15ans y travaillent toute la journée.
 
Mais pour eux:  "C´est risqué et on ne va pas vivre longtemps, mais au moins on a du travail"...
 
 
Pour plus d´informations:
 
 
Education/Pollution
 
On ne peut pas ne pas être frappé par l´état des villes et villages en Bolivie, qui sont bordés de plastiques et de fer à gogo. Rien n´existe pour trier et récuperer les déchets, ou pour traiter l´eau. On jette tout par la fenêtre, on lave bus et linge dans les rivières... Les Boliviens semblent n´avoir pas conscience qu´ils abiment tant leur nature, on imagine qu´il faudrait des dizaines d´années pour nettoyer les bords des routes et villages.
 
Tout est bien entendu une question d´éducation, et donc de priorité du gouvernement. C´est sûr, les boitiers électroniques pour voter sans se déplacer ca facilite les choses, mais est-ce franchement utile d´y dépenser une telle fortune alors qu´à côté du bureau de vote traînent des centaines de bouteilles plastique?!
 
 
Religion
 
Paradoxalement, les boliviens de l´altiplano vouent un veritable culte à la Pachamama, la Terre Mère. Issue des traditions indiennes qui existaient bien avant l´arrivée des espagnols, la Pachamama est venerée par tous. Traditionnellement, ces offrandes étaient faites afin d´implorer la Terre Mère pour une bonne récolte, assez d´eau pour les bêtes etc... Aujourd´hui, on brûle un kit avec les représentations en miniatures de ce que l´on désir : maison, voiture, dollars...
 
Kit Pachama à brûler
 
 
Mais on peut aussi déposer ces miniatures au pied de la statue du Christ au cas où la Pachamama ne serait pas d´accord!
 
Sur le panneau : "Bienvenu au sanctuaire du Sacré coeur où tout se réalise. déposez des miniatures des objets désirés : voiture, maison, dollars..."
 
 
Les indiens polythéistes ont accueilli le Dieu des espagnols comme un de plus parmis ceux qu´ils avaient déjà. Les missionnaires ont essayé (et essayent encore) de faire accepter la Pachamama comme une création de Dieu pour subvenir aux besoins des hommes plutôt que comme une divinité à part entière... mais ce n´est pas gagné!
 
Voyez sur les photos ci dessus...On demande la même chose au Christ qu´à la Pachamama, avec tout ca ca devrait marcher, non?!
 
Autre chose de très important! On enterre un foetus de lama, de quelques semaines ou déjà bien developpé, dans les fondations de chaque construction, pour porter bohneur.
 
 
Foetus de lama en vente dans les marchés
 
Aujourd´hui, les boliviens de l´altiplano se recentrent sur leurs coutumes. En effet, leur président Evo Morales semble faire de la Religion catholique (tout comme tout ce qui vient de l´étranger), sa bête noire. Evo Morales est en effet le premier indien de l´altiplano a être président. Il attache donc beaucoup d´importance aux traditions. Certains nous disent parfois au détriment du "bon progrès".
Nous ne ferons pas de paragraphe sur la politique mais nous avons pu nous rendre compte que ce sujet n´est pas une chose aisée ici.
 
La feuille de coca
 
On ne peut pas parler des boliviens sans parler de la coca, qu´ils machouillent à longeur de journée afin de lutter contre la faim et les problèmes dûs à l´altitude. La coca est une feuille qui est aussi à l´origine de la cocaïne. Cela est donc très difficile de contrôler dans quel but est cultivée cette plante. Elle est aujourd´hui au centre de nombreux problèmes géopolitique, certains la soutenant car elle fait partie de la culture bolivienne, d´autres (et notamment les pays étrangers) voulant l´éradiquer afin de lutter contre les trafiquants de drogue.
Le premier client de la coca serait (nous n´avons pas pu vérifier) une célèbre boisson américaine. alors que les USA sont sur le papier les premiers à lutter contre la culture de la coca.
 
 
 
En conclusion de cet article mais aussi du précèdent, nous pouvons dire simplement que la Bolivie est un pays qui nous a dérangé, dont nous avons parfois eu du mal à cerner la population et dont les paradoxes sont nombreux. Si nous avons quitté ce pays avec des questions, il nous a cependant beaucoup touché et nous espèrons pouvoir y revenir un jour afin de le comprendre plus en profondeur!

 



Publié à 02:00 , le 14/06/2010, dans 8. Bolivie, Cusco
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Religion au Chili et en Argentine

Nous prenons enfin le temps d´essayer d´ecrire à propos du thème qui nous tient à coeur au fil des découvertes que nous faisons sur ce continent : quelle est aujourd´hui la religion de ceux qui vivent au long de la cordillère des Andes? Et,  concernant cet article, qu´en est-il au Chili et en Argentine?

 

Nous nous essayons à cet exercice que nous savons difficile. D´une part parce que le sujet de la religion est un sujet sensible car très personnnel et qu´il est vite soumis à des généralités qui ne représentent pas toujours la réalité. D´autre part parce que nous sommes encore en train de voyager et que nous découvrons depuis une autre réalité (Le Pérou et la Bolivie sont vraiment différents). Ainsi nous n´avons pas encore beaucoup de recul sur ce que nous avons vécu!

 

Mais ce qui suit n´a pas prétention à être l´unique vérité, il s´agit d´avantage de ce que nous avons compris et observé durant trois mois entre ces deux pays et que nous essayons de vous retransmettre sans jugements malgré nos regards d´occidentaux!

 

 

Tocopilla (Chili)

 

San Pedro de Atacama (Chili)

 

Salta (Argentine)

 

 

Petit rappel historique ....

 

Les premiers indiens d´Amérique du sud seraient venus d´Amérique du nord environ 16 000 ans avant JC. Ils se seraient peu à peu sédentarisés, notamment grâce à la culture du maïs au Mexique et de celle de la pomme de terre autour de l´actuel Pérou (sédentarisation qui a progressivement donné naissance aux grandes civilisations Astèques, Mayas, Incas...).

 

Mais, plus au sud, dans l´Argentine et le Chili d´aujourd´hui, les ethnies indiennes qui se sont succédées ne se sont pas réellement fixées. Les espagnols rencontrèrent, en arrivant au XVIe siècle, des peuplades dispersées dans ces immenses contrées.

 

En (gros gros) résumé, les colons se sont imposés et ont progressivement (sur plusieurs générations) annéantis ces tribus qui ont pour la plupart été complètement décimées (les espagnols se sont appropriés les terres, et les indiens en sont devenus les esclaves) ou assimilées (les indigènes ont du abandonner leur culture d'origine pour adopter les valeurs des colons) par le biais notamment d´union entre femmes indigènes et espagnols. En effet, les premiers colons étaient majoritairement des hommes. Cependant,  certaines ethnies ont resisté d´avantage, comme c´est le cas des indiens Mapuches très présents encore en Argentine et au Chili mais qui n´ont semble-t-il que peu d´influence culturelle aujourd´hui.

 

La religion catholique est arrivée par le biais des missionnaires en même temps que les colons espagnols. Ils venaient afin d´annoncer le message du Christ aux "peuples ignorants". Les indiens de cultures d´avantage polythéiste ont pour la plupart adopté, du moins en surface, cette nouvelle religion. Ils continuaient souvent à pratiquer leurs propres cultes tout en étant baptisés. Il semble qu´ainsi cette première évangélisation ne se soit pas réellement ancrée en profondeur. De plus, les territoires étaient tellement grands que les missionnaires ne pouvaient assurer de présence partout.

 

 

Argentine et Chili : majoritairement athés?

 

L´Amérique Latine est avec l´Afrique le vivier de la Religion catholique. A l´inverse des pays occidentalisés, les habitants ont une Foi rayonnante et les églises sont pleines. Dans ces pays où plus de 80% de la population se dit catholique, les églises sont trop petites pour le nombre de personnes qui assistent aux messes. Il n´y a pas de crise de vocations et c´est d´ailleurs probablement les prêtres de ces pays là qui viendront chez nous sous peu. C´est avec ces affirmations en tête que, avouons-le, nous sommes partis!!!

 

Avant de continuer, il nous semble bon de rappeler ici que nous ne parlons que de la partie andine du Chili et de l´Argentine, ce qui ne représente qu´une petite partie de l´Amérique du sud. Mais nos petites têtes d´occidentaux étaient alors persuadées que les généralités précédentes s´étendaient à la totalité de ce continent.

 

Le jour de notre arrivée à Buenos Aires, nous avons été entrainés à Lujan, lieu de pélerinage de toute l´Argentine, sorte de Lourdes local. C´est dans cette basilique que nous avons assistés à notre première messe en Amérique du Sud. Loin de la cordillère certes, mais nous nous rendrons compte plus tard que la Vierge de Lujan rayonne jusque là-bas.

 

Premier constat, il y a du monde à la messe! Et il y a presque une messe par heure! Juan et Pauli nous expliquent que la Vierge de Lujan est comme le drapeau, l´hymne ou le football, un des emblèmes de l´Argentine et qu´au même titre que les précédents, tous les Argentins la respecte et même la vénère. Nous sommes surpris de voir qu´à l´intérieur même de la basilique il y a plusieurs copies devant lesquelles les gens font la queue pour prier ou toucher la statue.

Nous nous demandons si ce type de vénération a lieu partout dans la cordillère. La suite nous montrera que oui, qu´au delà d´une figure religieuse, la Vierge est aussi vue comme la mère de tous et qu´elle est même souvent beaucoup plus priée, invoquée que le Christ lui-même. En témoigne les nombreuses statues de Vierge du monde entier présentent dans toutes les églises  (On en a compté 6 différentes dans la dernière). La Vierge de Lourdes tient d´ailleurs une place importante! Mais il y a aussi la Vierge de la solitude, de l´angoisse, en deuil... qui représentent toutes les situations dans lesquelles les gens peuvent se retrouver.

 

 

 

 

Nous sommes donc allés vers Ushuaia rassurés, nous ne nous étions pas trompés! Oui mais voilà, Lujan c´est très particulier et nous ne tarderons pas à nous rendre compte que cela est totalement différent dans la cordillère.

 

En effet, nous rencontrons sur notre chemin des églises vides. Comme chez nous, la moitié des bancs se retrouvent sans paroissiens pour les réchauffer. Peu de personnes chantent et la musique est souvent absente. En fait, les messes auxquelles nous participons sont assez tristounes. Où sont passés les jeunes que l´ont nous avait promis? En discutant avec un prêtre nous apprendrons que seulement 3% à 4% des catholiques se rendent à la messe tous les dimanches. En effet, en Argentine comme au Chili, les gens avouent volontiers qu´ils ne sont cathos que lorsqu´ils ont un problème afin de demander a la Vierge Marie (ou à Jésus) de les aider a trouver une solution. Ils reconnaissent ne pas pratiquer en dehors des grandes occasions ou lorsqu´ils ont quelque chose à demander. Ils veulent bien croire en Dieu mais il nous semble que c´est d´avantage parce que "on ne sait jamais!" que par conviction personnelle. C´est d´ailleurs comme cela que tout naturellement, la plupart parlent de leur Foi.

 

Paradoxalement, l´Eglise catholique a encore un poids politique plutôt important. L´exemple le plus probant est selon nous l´interdiction de l´avortement (accepté sous conditions en Argentine et totalement interdit au Chili).  Ceux avec qui nous avons discuté défendent la plupart des positions de l´Eglise alors qu´ils reconnaissent ne pas y attacher d´importance dans leurs vies personnelles. De fait, on compte beaucoup de divorces, de familles monoparentales, de concubinages...

 

Il y a aussi ceux qui se sont éloignés de l´Eglise catholique pour se tourner vers les Eglises évangéliques (considérées pour la plupart comme des sectes en France et vraisemblablement financées par les USA afin de diviser les peuples de l´Amérique du sud et ainsi pouvoir mieux "régner").

Pourquoi? Les réponses varient : elles sont plus vivantes, plus charismatiques, plus rassurantes (elles promettent le bohneur matériel et spirituel pour tout de suite et pour tous sans conditions).

 

 

 

"Jésus Christ est le Seigneur

Arrêtez de souffrir"

 

 

Que fait l´Eglise pour palier à tout ca? Les idées sont différentes suivant les prêtres : être plus charismatiques, faire de l´évangélisation en porte a porte, implanter une communauté des soeurs de Jésus Verbe et Victime qui sont présentent dans les villages où il n´y a pas de prêtres en permanence...

Mais les prêtres ou religieux rencontrés ne savent pas réellement comment faire pour éviter "de perdre des parts de marché". C´est certainement un des défis majeurs de l´Eglise catholique en Argentine et au Chili.

 

 

Chacun des petits paragraphes précèdents nécessiterait un article à lui tout seul et ce que nous avons vu ou entendu est assez dur à retransmettre par écrit. Les régions andines de l ´Argentine et le Chili  sont-elles athées? La réponse est certainement ni oui ni non!!!

Peu de gens se disent "sans religion", ils sont plus ou moins cathos ou plus ou moins autre chose. Ils sont peut être athés dans le sens où ils ne pratiquent pas et ne sont pas du tout en recherche, mais ne le sont pas dans le sens où il y a un fond religieux très fort. Fond religieux qui s´exprime d´avantage à travers des traditions voir de la superstition...

 

 

Traditions... ou superstitions?

 

En Argentine et au Chili, les routes que nous avons sillonnées sont parsemées de sanctuaires, petites ou grandes niches dédiées à un santos, un saint populaire.  Ces santos ne sont pas plus canonisés que vous ou nous, mais ils ont été récuperés par la croyance populaire qui leur prète de nombreux pouvoirs... un peu de tout... et de n´importe quoi! La plupart connaissent les histoires de leurs santos, mais certain sont incapables d´expliquer l´origine de leur popularité. Ce n´est pas si grave, ce qui est important, c´est de ne pas passer à côté comme si de rien n´était.  Alors les plus fervents s´arrêtent pour bruler un cierge afin d´être protegé ou d´obtenir des grâces. La plupart se signent au passage sans pour autant interrompre la conversation, et les autres activent le klaxonne... on ne sait jamais! C´est vraiment étonnant car personne ne s´y soustrait ni ne remet en questions ces santos, qui font partie intégrante du paysage.

 

Voici les deux exemples les plus populaires de ces fameux santos :

 
La Difunta Corea
 
 
C´est l´histoire d´une épouse fidèle qui part avec son bébé  pour retrouver son mari engagé dans une guerre. Lorsque ses provisions furent épuisées, elle se coucha à l’ombre d’un arbre, son fils au sein, et elle mourut de soif, de faim et d’épuisement. Son corps fut retrouvé le lendemain par des muletiers, mais le nourrisson, qui avait continué à téter, était bien vivant. Le culte à la Difunta Correa commença peu après sa mort, lorsque des paysans vinrent se recueillir sur sa tombe. Peu à peu, on lui attribua des miracles, dont le premier aurait été la survie de son fils. Le sanctuaire qui a été construit après un miracle est devenu un véritable village où un million de personnes se rendent en moyenne chaque année.
Dans les sanctuaires qui lui sont dédiés  sur les bords des routes sont dispersées ou entassées des bouteilles en plastiques vides, pour que s´apaise la soif de la défunte et que jamais ne cessent ces pouvoirs miraculeux. Les "plus beaux" sont ornés de centaines et des centaines de bouteilles vides! Nous on trouve parfois que ca fait un peu décharge!!!
 
 
 
 
 
Le Gaucho Gil
 
 
C´est le Robin des Bois local, celui qui a soutenu les plus opprimés et défendu les causes des pauvres gens. Des drapeaux rouges claquent au vent autour de sa statue miniature abritée dans les petites cages.
 
 
 

 
 
 
En plus de ces santos, nous avons parfois été etonnés de certaines pratiques qu´ils observent scrupuleusement sans pouvoir en donner l´origine.
 
 
C´est la cas par exemple du chemin de croix du vendredi saint, que nous avons passé dans un village dans le nord du Chili.  Chez nous, le chemin de croix se fait dans l´après midi, et se termine à peu près à l´heure du décès du Christ. Mais ici, comme il se fait le soir, le Christ est déjà mort, alors c´est le cercueil et non la croix que l´on porte d´étapes en étapes pour se rappeler la passion. Il y a tout de même la croix, mais à la fin de la procession. Des petits enfants déguisés en anges lancent des confettis sur le tombeaux du Christ, un peu apeurés par cette statue sanguinolante, des vieilles en noir font les pleureuses à côté et les statues de la Vierge et de St Jean suivent. Enfin les pénitents habillés de noir et le visage couvert portent la croix du Christ.
 
 
 
 
Le Christ dans son cercueil
 
 
 
 
Les pénitents
 
 
 
Il y a d´autres choses particulières que nous avons pu voir ou entendre : beaucoup se signent en passant devant une église, les statues du Christ sont souvent sanguignolantes afin de montrer qu´Il porte réellement les souffrances et permettre aux gens de s´identifier, les compagnies de camion qui mettent d´office un chapelet et un symbole de la Difunta Correa au rétro intérieur pour qu´il n´arrive rien au camioneur...
 
 
 
 
 

Les santerias aussi sont importantes. On y trouve de tout! Des vierges miniatures à gogo, des Bouddhas, des bougies et tout un tas d´images du Christ, des santos ou autre!
 
 
 
 
 
 
 
 
Voilà plusieurs semaines que l´on retourne cet article dans tous les sens afin d´essayer de vous expliquer un peu ce que nous avons compris. Evidemment ce n´est pas parfait mais pour ceux qui veulent en savoir un peu plus, on en parlera à notre retour!!!
 

Les Clems



Publié à 12:20 , le 8/06/2010, dans 6. Chili, Puno
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Le lac Titicaca

 Coucou les CM!

 
En plus d´un nouveau questionnaire, voila un article sur le lac Titicaca, car il est très important en Bolivie et au Pérou. La frontière entre ces deux pays passe au milieu du lac!


C´est le lac navigable le plus haut du monde, il est situé à 3810m d´altitude. Mais ce n´est pas le plus grand du monde en taille. Il mesure quand même 175km de long et couvre 8340 km2 (plus de 800 fois la taille de Paris!!!).

 
 
On dirait la mer!
 

La légende dit que c´est du lac Titicaca que serait originaire la civilisation des indiens Incas. Manco Capac, descendant du Dieu soleil, est sorti des eaux et a dirigé sa tribu vers le nord.
Les géologues expliquent que ce lac a été crée lorsque l´Amérique du sud rencontre la plaque océanique du Pacifique, il y a 65 millions d´année. Ce choc créa les Andes et emprisonne une lagune qui s´élèvera jusqu´à ces hautes altitudes : Le lac Titicaca! C´est un peu compliqué peut etre!


Aujourd´hui, on peut visister quelques îles de ce lac, où vivent encore des communautés indiennes.
 

Autre chose de très intéressant. Nous avons visité un vieux bateau à vapeur, le Yavari qui date de 1862. Il a été fabriqué en Angleterre. Il a été ensuite transporté en pièces détachées jusqu´au lac Titicaca : 6 mois dans un bateau, 1 mois en train, et 6 ans à dos d´ânes pour traverser la cordillère des Andes!! Incroyable, non? Maintenant c´est un musé, maisl il navigue encore parfois sur le lac.
 
 
 
Le bateau Yavari sur le lac Titicaca

On vous embrasse et on espère que vous allez bien,


Clémence et Clément


Publié à 10:57 , le 7/06/2010, dans 2. CM, Arequipa
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Questionnaire!

Chers CM,

 

Voilà de nouvelles réponses au questionnaire, pour vous souhaiter une bonne rentrée!

 

 

 

Prénom : Franck (à gauche sur la photographie)

âge : 10 ans

pays : Bolivie

  

 

Vie quotidienne

 

1) Que manges-tu le plus souvent ?

Du fricassé (viande de lama avec des pommes de terre et du piment)

 

2) Que fais-tu de ton temps libre ?

Je joue et fais mes devoirs

 

3) Vas-tu à l’école ?

Oui

 

4) Fetes-tu Noël ?

Oui

 

5) As-tu d’autres fêtes importantes ? Lesquelles ?

Le 25 juillet (Saint Jacques, Saint patron du village) et le carnaval

 

6) Vis-tu en ville ou à la campagne ?

A la campagne, dans le village de Huyllamarca (à l´ouest de la Bolivie)

 

7) Comment est ton habitation ?

En adobe et pierres sur un seul niveau

 

 

Passions, famille, amis…

 

8) As-tu des frères et sœurs ?

Oui, 9 frères et 4 soeurs

 

9) Vis-tu avec tes deux parents ?

Oui

 

10) Comment s’appelle ton meilleur ami ?

Wilder

 

11) Quel est ton plus grand rêve ?

Voyager avec une voiture

 

12) As-tu envie de visiter la France ou un autre pays du monde ?

Le Brésil

 

13) Quel est ton meilleur souvenir ?

Le jour de la fête des mères de l´année dernière

 

L’eau

 

14) Est-ce qu’il pleut souvent dans ton pays ?

Beaucoup en juillet

 

15) Comment utilises-tu l’eau dans la journée ?

Pour laver les vêtements et faire la cuisine

 

16) Utilises-tu beaucoup d’eau par jour ?

Non

 

17) Utilises-tu l’eau de pluie ?

Oui

 

18) Est-ce que tu peux boire l’eau que tu as chez toi ?

Oui

 

19) Comment te laves-tu ?

Je n´ai pas de douche donc je me lave dans la bassine

 

A très bientôt!

Les Clems



Publié à 05:55 , le 1/06/2010, dans 2. CM, Arequipa
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